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Théâtre Godin
Samedi 01octobre à 20h30
HOMMAGE A FATON CAHEN
Jazz fusion
Faton
Cahen nous a quitté cette année et c’est pour honorer sa mémoire
que ses amis musiciens nous proposent ce concert unique. A
l’affiche, des musiciens prestigieux : son compagnon de toujours
François Causse, son vieux complice Didier Malherbe (Victoire du jazz
en 2007) échappé du Hadouk Trio , Benoît Moerlen ( Gong, Mike
Olfield,…) et les membres de son quartet.
Un événement à ne pas
manquer !
Didier
Malherbe : saxophone & flûte
François
Causse : batterie, percussions
Petteri Parviainen : basse
Léonard Le Cloarec : saxophones
Benoît Moerlen : vibraphone
à écouter sur :
www.fatoncahen.com
et
www.didiermalherbe.com
Biographies :
Biographie
de François « Faton » Cahen
François Cahen est né le 24 juillet 1944 à Coulommiers. Il commence
l’étude du piano dès l’âge de cinq ans, et c’est avec un album de Thelonious
Monk offert par sa mère - qui le surnomme Faton - qu’il découvre le jazz.
Il choisit très vite de s’y consacrer en autodidacte. Il se nourrira des
influences des plus grands, au premier rang desquels Miles Davis et John
Coltrane. Jusqu’au jour où il fera la connaissance de Christian Vander
en 1969. C’est le début de la grande aventure Magma, que le pianiste
considérera comme son conservatoire personnel.
François Cahen est partie prenante, y compris en tant que compositeur,
des deux premiers albums du groupe (« Magma » et « 1001°
centigrades »), qu’il quitte en 1972, suivi par le saxophoniste Yochk’o
Seffer. Tous deux vont alors former Zao, groupe qu’on peut
considérer avec le recul comme la pierre angulaire de l’ensemble de sa
carrière. Quatre albums : « Z=7L », « Osiris »,
« Shekina » (dans une formation augmentée d’un quatuor
à cordes) et « Kawana » (avec Didier Lockwood ) verront le jour
entre 1972 et 1976, avant que Seffer ne choisisse de se lancer dans sa Neffesh
Music, pendant que Cahen poursuit l'expérience jusqu’ en 1977 avec « Typhareth »
où l’on peut entendre un jeune batteur nommé Manu Katché.
Les années suivantes sont marquées par d’autres expériences et
rencontres : des albums en solo (« Piano Concerts »,
« Tendre Piano Solo »), ou en duo (« Thank
You Friends », 1978) où il célèbre en compagnie de Didier
Lockwood leur amour de Debussy, Bartók, Bach, Keith Jarrett ou Joe Zawinul
.
Puis c’est l’aventure américaine avec Miroslav Vitous, ex
bassiste de Weather Report, avec qui il enregistre « Great
Winds » (1979), au côté de Jack DeJohnette.
En 1980, ce sont les retrouvailles avec Yochk’o Seffer pour la création
de l’Ethnic Duo parallèlement à d’autres expériences en
solo (« Piano Rêves », 1986). C’est à cette
époque que Faton, qui s’implique aussi dans des musiques de films, s’associe à Didier
Malherbe en provenance de la « planète » Gong , pour former Faton
Bloom.
Deux ans plus tard, en 1988, nouvelle alliance pour « Couleur
rubis » avec le batteur Pip Pyle et le bassiste Étienne
Callac. 1993 est l’année d’un nouveau départ avec la création de Faton,
groupe dont il est l’unique compositeur et avec lequel il souhaite démontrer
qu’une musique qui se situe dans la tradition populaire du jazz peut rassembler
des publics divers.
Ce qui n’empêchera pas la reformation éphémère de Zao (en
compagnie de Yochk’o Seffer, Jean-My Truong, Dominique Bertram et
Patrick Tilleman), qui aboutira à la publication du très réussi « Akhenaton »
en 1994.
Au cours des années 2000, François Cahen partagera son activité entre
les concerts et les disques de Faton et
la remise sur pied de Zao entre 2003 et 2007, une période qui verra la
publication de deux nouveaux albums, « Zao Family » et
« Zao Live In Tokyo ».
En octobre 2008 paraît l’album live « Ethnic 3 »
en trio avec Yochk’o Seffer et le percussionniste François Causse
tandis que naît un nouveau quartet, Don Faton. Il en sortira un « Coeurs
à Corps » (2009) où on retrouve le fidèle François Causse et, en
tant qu’invité, un certain Didier Malherbe à la flûte.
François Cahen préparait dernièrement un autre projet fusionnel baptisé
« Amalgama » (dont le nom rappelle Magma), extension de
Don Faton augmenté d’un trompettiste : « On a fait un petit tour de
quarante ans de plaisir ! On continue l’aventure, et qui nous aime nous suit.
»
François Cahen décède
subitement le 13 juillet 2011 alors qu'il devait donner un concert le soir
même.
Quarante années de musique, animées d’un souffle
puissamment chaleureux, celui d’un artiste en mouvement perpétuel dont
l’inspiration multiculturelle n’a jamais manifesté le moindre signe de
tarissement.
On ne présente plus
Didier Malherbe. Son instrument
principal est le saxophone, mais il joue également de la flûte, de la
clarinette, de l'ocarina et de nombreux autres instruments à vent.
En 1964, sa rencontre avec
le chanteur et guitariste Daevid Allen (Soft Machine) l'amène à
rejoindre le groupe de jazz rock Gong.
La collaboration entre
Didier Malherbe et Gong dure une dizaine d'années durant lesquelles le
saxophoniste et flûtiste apporte son souffle jazz et son ouverture aux
musiques
traditionnelles,.
A la séparation de Gong en
1978, Didier Malherbe fonde le groupe Bloom avec Mico Nissim,
Jean-Philippe
Rykiel et Yan Vagh. Après l'album Bloom (1979), la
formation
fusionne avec le groupe de François Faton Cahen. La réunion
débouche sur
l'album Faton Bloom (1986).
En 1992, Didier Malherbe, Loy
Ehrlich, Jean-Philippe Rykiel, Henri Agnel et Shamal
Maïtra réalisent Zeff, encensé par la critique jazz. Un nouveau
succès
accompagne Fluvius, sorti en 1994. En 1996, l'album
Hadouk joué avec Loy Ehrlich,
virtuose du hajouj (basse des Gnaouas du Maroc) signe une nouvelle
étape avec
la formation d'un duo qui va se transformer en Hadouk Trio par
la venue
du percussionniste américain Steve Shehan. Entre temps sort un
Live au
New Morning avec le guitariste Pierre Bensusan.
Le parcours du Hadouk Trio
se poursuit avec les albums Now (2003), Live à FIP (2004), Utopies
(2006) et le
CD/DVD live Baldamore (2008). En 2007, la formation est récompensée par
une Victoire
du Jazz. A la suite de l'album Air Hadouk (2010), Didier Malherbe
s'associe
avec le guitariste Eric Löhrer pour le double album Nuit
D'Ombrelle
(2011), constitué pour moitié de classiques et d'improvisations.

Benoît Moerlen né en 1956 est un percussionniste français issu de la grande école des Percussions de Strasbourg.
Il a joué avec le groupe GONG , groupe mythique de rock
progressif des années 1970 fondé par Deavid Allen ( guitariste de Soft
Machine).
Il a aussi accompagné Mike Olfield dans ses tournées et apparaît sur l’album « Exposed ».
Membre fondateur du groupe GONGZILLA avec le bassiste Hansford Rowe et le guitariste Bon Logaza.
Il joue aussi également en solo marimba avec des concerts en France,
Belgique, Allemagne,… et travaille aussi dans un duo appelé
Akimbo avec le vibraphoniste allemand Traub Stefan.
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